Le naufrage

Maudit sans dessein !
Beuglait le capitaine au co-pilote,
Si t’avais été plus malin,
T’aurais viré avant que ça ballote !

L’Atlantique et ses terribles eaux.
Imaginez des milliers de rasoirs
Qui vous déchirent jusqu’aux os ;
On est loin d’être dans sa baignoire.

Et toi, montagne de glace !
Hurlait-il maintenant.
Plus sadique qu’un rapace !
Tu mérites l’ultime châtiment !

Agrippé à un châssis et son store,
Il maudissait la cruelle blanche,
Qui scintillait devant l’aurore,
Juste avant que son coeur flanche.

Ah ! s’il avait été conducteur de train,
Il roulerait sûrement sur les rails,
Au lieu d’avoir pour destin,
De glaciales funérailles…


*Ce poème est une participation au défi [Poésie de l’aléatoire] de Larmes de soleil. Vous trouverez les détails du défi juste ici : https://larmesdesoleil.wordpress.com/2018/04/09/poesie-de-laleatoire-n2-mots-de-la-semaine/

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