Chère Noémie

Tel que tu l’as si bien écrit dans ton article, ton cri du coeur, nous vivons dans une drôle d’époque axée un peu trop beaucoup sur l’apparence, les likes et le nombre d’« amis » – j’insiste ici sur les guillemets.

À 19 ans, il est normal que tu cherches ta place parmi la masse. Quand j’avais ton âge, j’étais dans une période plutôt difficile, une impasse même.

Il y a quelques années, j’ai supprimé mon compte Facebook et Instagram.

Comme toi, j’étais écoeurée d’assister à la parade sans fin des photos de voyage parfaites, des selfies frôlant le narcissisme, des #couplegoals ainsi que tous les autres hashtags de marde. J’avais la fausse impression que la valeur d’une personne se résumait à sa popularité sur le livre des faces.

Je suis disparue de la toile en apportant avec moi que mes vrais amis.

La qualité avant la quantité ; il n’y a rien de plus libérateur – et je n’ai jamais regretté.

Je suis de retour depuis quelques mois pour promouvoir mon blogue.

Ça c’était pour la portion réseaux sociaux, maintenant parlons gars.

Je te cite : « Ça nous fait comprendre aussi que les gars, plus y baisent et brisent la confiance de certaines filles, plus sont cool, puis plus y l’affichent, mieux c’est. »

Je crois qu’on a tous déjà croisé des accros au fast food, ces faut-qu’on-baise-tout-suite-si-tu-veux-une-suite.

Les mangeurs de friture ont tous une chose en commun : ils n’ont pas d’endurance.

Soit inatteignable comme une forteresse.

Au début, il va vouloir t’avoir, et tu y croiras presque, mais ce n’est pas toi qui l’intéresse : c’est la chasse qui l’allume.

Laisse-le courir. Il sera frustré. Pas content. Il va texter chaque fille dans son cellulaire jusqu’à ce qu’il trouve un endroit où se la mettre.

Bien sûr tu resteras toujours une conquête inachevée dans sa tête et ça va titiller son égo. C’est pourquoi il t’enverra un texto pas rapport un jeudi soir – bien tard – juste pour tâter le terrain, juste pour voir si y’aurait pas une ultime possibilité.

Puis, un jour, plus rien.

À l’extrême opposé, le gars réellement intéressé est patient.

Il acceptera d’attendre, car il saura trop bien qu’il a devant lui une personne unique qu’il ne retrouvera pas ailleurs de si tôt.

Il sera heureux juste à l’idée de passer du temps avec toi. Il va te texter pour savoir ce que t’as mangé pour souper. Pas parce qu’il a faim, mais juste pour que vous connectiez.

Il voudra connaitre tous les petits détails niaiseux sur toi, parce qu’à partir du moment où vous vous êtes rencontrés, tout ce qui te concerne est d’une importance capitale.

Parfois, il y aura des malentendus et des chicanes, mais il fera des efforts pour comprendre l’impossible. Il sera ouvert aux compromis.

Si c’est toi qui a gaffé, il pardonnera vite, car il ne supportera pas que vous soyez en froid pendant trop longtemps.

Au lieu de jeter ce qui est brisé, il voudra réparer, recoller, fixer…

Je ne te connais pas Noémie, mais tu sembles être une personne authentique. Ceci dit, tu dois te donner à quelqu’un qui a les mêmes valeurs que toi. Quelqu’un qui t’aimera pour qui tu es réellement – et que t’aimeras tout autant bien sûr !

N’essaie pas de plaire aux autres. Sois toi-même. Affiche ta propre couleur dans cette société trop superficielle et monochrome.

Permets aux autres couleurs de te trouver.

Sincèrement,

LJ


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4 commentaires sur “Chère Noémie

  1. Cette lettre m’a fait pensé à un texte que j’aime bien, pour toi, pour moi, pour tout le monde..

    Joue le jeu.
    Menace le travail encore plus.
    Ne sois pas le personnage principal.
    Cherche la confrontation.
    Mais n’aie pas d’intention.
    Evite les arrière pensées.
    Ne tais rien.
    Sois doux et fort.
    Sois malin, interviens et méprise la victoire.
    N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant.
    Sois ébranlable.
    Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond,
    prends soin de l’espace et considère chacun dans son image.
    Ne décide qu’enthousiasmé.
    Echoue avec tranquillité.
    Surtout aie du temps et fais des détours.
    Laisse toi distraire.
    Mets toi pour ainsi dire en congé.
    Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau.
    Entre où tu as envie et accorde toi le soleil.
    Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche toi sur les détails, pars où il n’y a personne, fous toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire.
    Mets toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux.

    Passe par les villages, je te suis…

    Par les villages de Peter Handke

    Aimé par 3 personnes

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